Sara Germain
Bio: Sara Germain est étudiante de deuxième année à la maîtrise en communication (médias socionumériques) de l’Université du Québec à Montréal. Ses intérêts de recherche sont principalement liés aux enjeux de la cybersurveillance et aux mouvements sociaux.
L’identité féminine sur VK en Russie
Au cours des dernières années, on remarque une augmentation significative des formes de violence et d’abus faites envers les femmes sur le web, tel que les commentaires haineux (Sample, 2020). Ce type de violence, qui est assez documenté dans la littérature, n’est malheureusement pas le seul qu’on retrouve sur les espaces en ligne. En tant que média, le web, particulièrement les réseaux sociaux numériques (RSN) constituent un terrain favorable au maintien des stéréotypes liés aux femmes et, conséquemment, aux hommes (Dobson, 2016). En effet, ces plateformes permettent aux individus d’avoir un certain contrôle dans la création de leurs identités en ligne en raison des propriétés de personnalisation et d’interactivité de ces plateformes (Cooley & Smith, 2013). Ce contrôle n’est toutefois pas dénué d’influence extérieure. Cette présentation se penchera sur l’influence que peuvent avoir les RSN, plus spécifiquement la plateforme Vkontakte (VK) sur la consolidation de l’identité féminine dans la Fédération de Russie en analysant le phénomène sous l’angle de la performativité du genre. La présentation fera également des parallèles entre l’expression de cette identité et certains exemples de violences basées sur le genre qui se sont produits dans les espaces numériques russes. Il faut noter que la plateforme VK constitue le réseau social le plus utilisé dans les pays russophones et, de par son architecture, s’apparente fortement à la plateforme Facebook (Baran & Stock, 2015).
